5 Buts des Organisations

Chronique du 13 mai 2019

Henry Mintzberg, dans son remarquable ouvrage « le pouvoir dans les organisations », distingue 5 buts poursuivis par les entreprises : la survie, l’efficience, le contrôle, la croissance et la mission.

Mais, la plupart du temps, ces buts ne sont ni clarifié, ni communiqué. Ils peuvent même rester dans l’inconscient des dirigeants, mais ils n’en seront pas moins actifs. Dans ce dernier cas, les salariés auront beaucoup de mal à trouver du sens à leur travail.

Alors, en supposant que le ou les buts soit clairs, quel impact ce choix a t’il sur l’entreprise ?

L’entreprise dont le but est la survie va rechercher la sécurité à tout prix, ce qui peut être un lourd handicap dans notre monde d’innovation. Son moteur, c’est la peur de disparaitre et elle peut être prête à tout pour survivre. Nous en trouvons des exemples lors des différentes guerre, où des entreprises font des alliances contre nature pour ne pas disparaitre.

Le second type, c’est l’efficience, c’est à dire à faire les choses bien pour atteindre le meilleur résultat dans le contexte qui est le leur. Mais l’efficience est surtout un moyen pour atteindre un but plus concret, efficient oui, mais pourquoi ? Cela peut être, d’après Mintzberg, la meilleure qualité, la plus forte croissance, des employés heureux, etc.

Mais il reconnait que, dans les faits, l’efficience se met la plupart du temps au service des résultats économiques, du profit pour les dirigeants et les actionnaires

Le troisième type, le contrôle, est poursuivi pratiquement par toutes les organisations. Pour survivre, se développer ou assurer sa mission, une entreprise à besoin d’exercer un certain contrôle sur son environnement, afin de garder une liberté d’action maximale. Mais chez certaines cela devient un but premier. Le lobbying en est la manifestation la plus évidente.

Le quatrième type de but poursuivi par les entreprises est la croissance. La croissance est indispensable pour atteindre les seuils limites pour la rentabilité, la crédibilité sur certains marchés, etc. La croissance est une phase caractéristique du vivant. Les humains, les animaux et les les végétaux croissent, décroissent, puis meurent. La croissance est la partie la plus dynamique et agréable du cycle. La question qui se pose, c’est : « croitre, oui, mais pourquoi? ».

Le dernier type, enfin, est la mission. Avant l’industrialisation, lorsqu’il n’y avait que des artisans, qu’ils produisent des tissus, des sabots, des meubles ou des cathédrales, ils avaient à coeur de fournir le meilleur produit possible, c’était leur mission, leur raison d’être. Ils avaient l’amour du travail bien fait. L’industrialisation a généralement coupé les salariés du produit final. Aujourd’hui, ceux qui fabriquent les meubles Ikéa, des pièces ou des produits chimiques pour l’industrie, n’ont aucune idée du produit fini. Ils ne savent pas à quoi sert leur travail, il a perdu tout son sens. Et il est difficile de s’engager dans une action qui n’a pas de sens. La qualité, la créativité et la productivité en souffrent.

C’est pourquoi la loi Pacte remet à l’honneur la raison d’être, la mission de l’entreprise.

Je crois que, des 5 buts cités par Mintzberg, la mission est celui qui est le plus efficace pour le développement de l’entreprise, aussi bien vis à vis des clients, que des salariés.

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