Ego et Intelligence Collective

Nous le voyons en politique, mais c’est tout aussi vrai en entreprise, l’égocentrisme est un poison qui a fait échouer beaucoup de beaux projets.

Lorsqu’il est plus important d’essayer d’imposer ses idées, et aussi son pouvoir,  que de travailler ensemble pour résoudre les difficultés de la façon la plus intelligente, le gaspillage et l’échec ne sont pas loin.

L’intelligence, c’est de cela dont nous allons parler aujourd’hui, et plus particulièrement de l’intelligence collective.

Peu de gens contestent qu’en ce qui concerne les être humains au travail, 1+1 n’égale pas 2, mais 3 ou 4, selon les capacités d’écoute et de collaboration des personnes concernées. 

Mais comment faire pour passer de l’égocentrisme effréné qui sévit encore dans beaucoup d’entreprises à la collaboration parfaite qui commence à émerger ça et là ?

C’est tout d’abord une question de culture, de croyances partagées sur soi, les autres, le travail et l’organisation. Si, par exemple, les primes sont uniquement basées sur les résultats individuels, ou si le système informatique n’est pas partagé, l’intelligence collective va avoir du mal à s’imposer.

Puis, au delà des déclaration de principe et de l’organisation du travail, comment créer la bonne ambiance émotionnelle, celle qui est propice à la collaboration. Les maîtres mots sont confiance, écoute, reformulation, vision positive des autres et bienveillance.

Il s’agit bien de passer du « Non, mais, … » au « Oui, et … », du « Non, mais moi…. » au « Oui et nous ….. ». 

Ces petits mots semblent n’avoir que peu d’importance mais ils changent tout. Quand vous passez du Non au Oui, du Mais au Et et du Moi je au nous, c’est une véritable révolution. 

Cela, c’est pour la culture, l’ambiance, les croyances partagées, mais il y a aussi des outils. Je ne vous en citerais que quelques uns comme le Groupe d’Echange et de Développement, le World Café, les dyades, le groupe dirigé, la prise de décision en équipe, etc.

La plupart de ces outils exigent la présence d’un facilitateur qui assure le respect des règles de fonctionnement : l’écoute, la bienveillance, le partage de la parole, etc.. Les groupes peuvent être composé de 6 à 200 personnes. 

Qu’est ce que cela change ? 

Dans une culture, un système individualiste, il y a une concurrence constante entre les individus.

Cela est très stimulant et génère souvent beaucoup d’énergie. Mais la plus grande partie de cette énergie est consacrée à combattre les idées et les projets des autres. De plus, souvent, ce n’est pas la meilleure idée qui l’emporte mais celle de celui ou celle qui parle le plus fort. Beaucoup d’idées brillantes ne sont pas entendues.

En intelligence collective, toutes les idées sont écoutées et s’enrichissent les unes avec les autres. De plus, l’idée finale étant la somme des idées de chacun, chaque participant est vraiment motivé pour sa mise en oeuvre. Il n’y a pas de perdants, prêts à tout pour prouver que leur idée était la meilleure, qui traîneront les pieds et même, cela s’est vu, capable de faire du sabotage.

Et c’est peut être là le plus important, car, aussi brillante que soit la conception du projet, l’essentiel c’est la qualité de la mise en oeuvre, l’engagement de tous les acteurs dans la réussite du projet.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *